Comme nous passons une grande partie de notre vie à l'intérieur (environ 80% de notre temps), il est important que nous prenions soin de notre logement afin de préserver au mieux notre santé.
Qu'est-ce qu'une maison saine ? Pour commencer, nous allons vous expliquer pourquoi une maison saine, c'est d'abord un air sain. Bien respirer chez soi, c'est en particulier éviter les sources intérieures de polluants, qui sont multiples et parfois surprenantes. L'humidité est également un facteur important car elle favorise le développement de polluants biologiques tels que les acariens et les moisissures. Il faut donc bien ventiler et aérer sa maison. Mais la ventilation laisse entrer les polluants extérieurs… alors que faire ? Et au-delà de la qualité de l'air, quelles sont les solutions pour avoir une maison où il fait bon vivre ? Lisez la suite nous vous en disons plus !
Un air sain, premier critère de la maison saine
La mauvaise qualité de l'air intérieur peut avoir divers effets sur la santé, allant de symptômes légers, tels que les maux de tête, fatigue ou léthargie, à des effets plus graves, tels que l'aggravation de l'asthme notamment l'asthme chez les nourrissons, ou à long terme le cancer des poumons... L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur estime que la pollution de l'air intérieur pourrait provoquer 20 000 décès par an en France. De plus, les allergologues confirment que la pollution de l'air extérieur et intérieur aggravent et favorisent les allergies aux pollens. Parmi les plus sensibles à la pollution de l'air : personnes âgées, nourrissons et jeunes enfants. Les personnes âgées sont particulières sensibles à la pollution de l'air du fait de la diminution de leurs capacités anti-oxydantes locales et de la capacité d'adaptation de leur système de défense. Aussi, les nourrissons et les jeunes enfants sont très vulnérables à la pollution de l'air, en raison de leur système respiratoire et immunitaire encore en cours de développement. Inquiétant lorsque l'on sait que nos enfants passent une grande partie de leur temps à l'école et que 3 salles de classes sur 5 ne sont pas équipées d'un dispositif de ventilation et de traitement de l'air. C'est pourquoi la qualité de l'air joue un rôle fondamental sur notre santé.
Les allergies dues aux animaux se manifestent surtout durant l'hiver. La maison est fermée avec l'animal pouvant salir et polluer l'air intérieur. Si vous êtes allergique, il est important de brosser et laver régulièrement votre animal. Interdisez lui notamment l'accès à votre chambre, où les particules polluantes pourraient affecter votre qualité de sommeil. Il est conseillé de passer l'aspirateur plusieurs fois par semaine afin d'éliminer les poils de vos animaux contenant des allergènes.
Lorsque vous remarquez que votre maison dégage une mauvaise odeur, comme la fumée de cigarette par exemple, vous pouvez être tenté de masquer cette odeur inconfortable avec de l'encens ou à l'aide d'une bougie parfumée. Cependant, c'est une solution à court terme et nocive pour votre santé. En effet, certaines bougies et encens peuvent contribuer à la pollution de l'air intérieur en émettant des toxines cancérigènes (benzène, toluène, formaldéhyde...). Cette pollution décolore non seulement les murs et les plafonds, mais peut également contaminer les conduits de votre système de ventilation. Les sprays et les aérosols produisent aussi de nombreux allergènes, des perturbateurs endocriniens et de nombreuses substances affectant les voies respiratoires. En conclusion, sachez que le propre n'a pas d'odeurs. Les « bonnes » odeurs camouflent uniquement les mauvaises et émettent généralement des substances nuisibles pour l'organisme.
L'humidité, facteur de risque
L'humidité à l'origine des moisissures
En effet, pour vivre dans un logement sain, l'air intérieur ne doit être ni trop humide, ni trop sec. Un air trop humide peut entraîner l'apparition de moisissures. Dans une étude récente de l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur, il est constaté que 37% des logements présentent des moisissures. Une exposition aux moisissures peut entraîner l'apparition de symptômes variables : irritation des yeux, du nez et de la gorge, toux, augmentation de la fréquence et de la gravité des crises d'asthme ainsi qu'une fatigue chronique et des maux de tête. Il est important de surveiller l'apparition de taches vertes ou noirâtres sur les murs, sols et plafonds, des pièces chaudes et humides. D'autre part, un air trop sec peut provoquer des crises d'asthme chez les personnes les plus sensibles et irriter la muqueuse des yeux. Les normes européennes indiquent que le taux d'humidité doit se situer entre 30 et 70 %. Évitez donc de trop chauffer vos pièces afin de maintenir ce taux d'humidité. L'APQAI, Association de Promotion de la Qualité de l'Air Intérieur, recommande une température entre 19 et 20° dans les pièces de vie, et entre 17 et 18° dans les chambres. Si l'air est trop sec, vous pouvez opter pour un humidificateur d'air.
L'humidité, environnement préféré des acariens
Les acariens peuvent apparaître lorsque le taux d'humidité est trop élevé. Ces parasites se nourrissent de peau humaine, de poils d'animaux et de moisissures. En luttant contre l'humidité et une température élevée, vous empêcherez leur prolifération. Il est préférable d'éviter les tissus textiles dans votre ameublement. Tapis, rideaux et literie renferment toute sorte d'allergènes tels que les acariens, la poussière et le pollen... Si vous êtes sensible, il est préférable de nettoyer correctement votre moquette (avec du bicarbonate de soude par exemple). Par ailleurs, il est conseillé de laver et changer vos draps chaque semaine ou tous les 15 jours.
Si votre logement n'est pas équipé d'une VMC, il faut créer ou maintenir des circulations d'air suffisantes qui renouvelleront l'air intérieur : aérez votre logement en ouvrant régulièrement les fenêtres. Surtout si vous réalisez des travaux de rénovation à l'intérieur ou lorsque vous faites le ménage. D'après l'APQAI, il est conseillé d'aérer au moins 15 minutes par jour.
Une maison saine... et sereine
Vivre au calme
Les bruits indésirables dans les maisons peuvent être une source de stress et de fatigue. En effet, celles-ci perturbent la concentration, le repos, et surtout le sommeil. Si vous vivez dans une zone bruyante avec beaucoup de circulation routière et piétonne, le bruit de la rue peut être perturbateur. Moteurs, klaxons et sirènes sont courants et peuvent facilement perturber votre sommeil ou votre concentration. D'où l'importance d'une bonne isolation. Par ailleurs, une maison bien insonorisée procure une certaine sérénité et préserve vos nuits.
Les plantes vertes
En 2010, le programme de recherche français portant sur la phyto-épuration de l'air “ Phytair ” a testé les capacités dépolluantes des plantes d'intérieur. Résultat : la présence de plantes en pot dans les conditions normales d'occupation n'a eu aucun effet formel sur la pollution de l'air intérieur. Toutefois, les plantes d'intérieur peuvent apporter une touche de nature et rendre votre maison plus harmonieuse. Si vous faites l'acquisition de plantes d'intérieur, veillez à ce qu'elles soient non allergènes. Arrosez-les régulièrement sans laisser l'eau stagner afin d'éviter la prolifération des bactéries.

Le Feng Shui : pour une maison où il fait bon vivre
Les plantes vertes peuvent aussi avoir un impact important sur le Feng Shui d'une pièce. Le Feng Shui repose sur la circulation de l'énergie, le « chi ». Possédant une forte énergie, les plantes ont donc le pouvoir d'améliorer l'énergie de votre logement. Une maison Feng Shui c'est une maison où les 5 éléments sont bien répartis, où le Yin et le Yang sont en équilibre, c'est une maison en harmonie avec votre espace de vie. Le Feng Shui vous permet d'améliorer votre quotidien, de favoriser votre santé et ainsi votre bien être.